13.04.2006

La culture pour vivre, par Arthur Anglade

 

 
 
 
There are two very easy and effectual remedies, however, by
whose joint operation the state might, without violence, correct
whatever was unsocial or disagreeably rigorous in the morals of
all the little sects into which the country was divided.[…]
The first of those remedies is the study of science and  Philosophy[…]
 
The second of those remedies is the frequency and gaiety of
public diversions. The state, by encouraging, that is by giving
entire liberty to all those who for their own interest would
attempt without scandal or indecency, to amuse and divert the
people by painting, poetry, music, dancing; by all sorts of
dramatic representations and exhibitions, would easily dissipate,
in the greater part of them, that melancholy and gloomy humour
which is almost always the nurse of popular superstition and
enthusiasm. Public diversions have always been the objects of
dread and hatred to all the fanatical promoters of those popular
frenzies. The gaiety and good humour which those diversions
inspire were altogether inconsistent with that temper of mind
which was fittest for their purpose, or which they could best
work upon. Dramatic representations, besides, frequently exposing
their artifices to public ridicule, and sometimes even to public
execration, were upon that account, more than all other
diversions, the objects of their peculiar abhorrence.
 

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, V, 1, 3.

 

Il est de bon ton d’évoquer l’œuvre de Smith de manière dépassionnée, soit soulagée du soupçon de libéralisme qui pesait sur elle. Ce qui peut paraître étonnant, car étranger à la représentation majoritaire du libéralisme, réside dans le souci de Smith de former, plus qu’une société d’individus, une communauté. D’où sa crainte, au spectacle du pullulement de sectes, d’un éclatement de la société. Elle résonne comme la nôtre face aux dangers du communautarisme, du sectarisme et du séparatisme. La gravité un peu pathétique de mon propos ne doit pas masquer notre proximité avec les considérations de Smith, philosophe moral avant que d’être père de l’économie…politique. La politique, peut-être le trait d’union de l’œuvre de Smith et qui réunit La Théorie des sentiments moraux et La Richesse des nations.

 

 Ce passage permet de comprendre un des principes, sinon du libéralisme,  de l’économie politique au sens de Smith : la bienveillance. De là vient la confiance accordée à l’initiative individuelle et un mode d’organisation déductif de la société. En effet, après examen du réel et des conséquences des actions entreprises par les acteurs, l’analyse prend acte de la réalité et, pragmatiquement, régule par le droit la société. L’action est première sur l’encadrement de cette action. En cela Smith emprunte à la tradition grecque pour qui « l’existence précède la conscience d’exister » selon Jean-Pierre Vernant.

 

En matière de politique culturelle, Smith préconise donc de laisser les acteurs libres de devenir, dans leur propre intérêt, artistes. La satisfaction de ceux-ci s’ajoute à celle du peuple 

« diverti et amusé »  par quoi l’auteur entend davantage, en bon écossais, Enlightenment qu’entertainement : plutôt Montaigne que Madonna. Car la bienveillance n’est pas un aveuglement mais s’exerce sur des personnes dignes de confiance et que la politique culturelle, qui en France fêtera ses 50 ans en 2009.

Cette bienveillance ne se comprend que du point de vue d’une politique « culturelle » au sens large, ou supérieur, c’est-à-dire définie et orientée par rapport à des objectifs de cohésion sociale et de concorde civile, à rebours de l’autonomisation de la politique du Ministère de la Culture « depuis une trentaine d’années », comme on dit dans les journaux politiques des étudiants.  D’ailleurs, le changement de nom du Ministère, devenu « Ministère de la Culture et de la Communication » révèle la distance prise avec la position de Smith : la culture est encouragée pour le peuple, mais pas par lui. L’ «Etat culturel » comme le dénonce Marc Fumaroli dans l’ouvrage du même nom, n’a au mieux qu’une fonction de production culturelle, au pire de régulateur social, comme à l’occasion de la crise, récurrente, des intermittents.

 

C’est à une définition politique de ce Ministère que Jacques Rigaud appelle donc dans La culture pour vivre : la politique culturelle est censée pourvoir à l’intégration de la vie sociale et faire émerger le corps de la nation, et de l’Europe, dans ses activités solidaires.

UMP HEC DROITE LIGNE RECOIT CHRISTIAN BLANC

Droite Ligne - UMP HEC est fier d'inviter

 

le 26 avril 2006 à 20h30 en amphi Tezenas

 

Christian Blanc

Député des Yvelines

Ancien PDG d'Air France et de la RATP

 

Il discutera avec nous de son dernier ouvrage "La croissance ou le chaos" ou quelle politique économique pour la France ?

RENDEZ VOUS NOMBREUX LE LUNDI DE LA RENTREE

18.12.2005

1995 – 2005 : Une armée française redressée

Le redressement de notre armée nationale restera sans aucun doute comme l’une des grandes réussites des deux mandats de Jacques Chirac. Désormais articulées en vue des défis du 21ème siècle, nos forces armées sont parmi les plus modernes et les plus performantes au monde.

Face à une classe politique sceptique, de l’extrême gauche aux centristes et aux balladuriens, notre président a choisi d’agir en deux temps. En effet, à une phase de rattrapage et de modifications structurelles  pendant le septennat a succédé depuis 2002 une phase de modernisation qui a fait pleinement entrer notre armée dans la modernité.

            Revenons en 1995 : l’armée française se retrouve sans orientations claires, sans grande vision d’avenir. C’est le président nouvellement élu qui va lui apporter cette flamme, en commençant par relancer les essais nucléaires à Mururoa. Ces essais, les derniers, étaient indispensables – car ils répondaient à une demande de la part des états-majors et permettaient accessoirement de rappeler que la France est une puissance militaire majeure – et utiles, car ils ont permis la mise au point de simulateurs permettant désormais des essais propres. 

            Mais notre président a compris qu’il ne suffisait pas d’améliorer l’équipement militaire, sinon de réformer l’institution en elle-même. C’est une armée de métier, hautement professionnelle et qualifiée (à tel point qu’elle participe, entre autres, à la formation des troupes américaines à Djibouti), qui va être mise sur pied.

            Il est aujourd’hui facile de regretter le service militaire au nom d’une prétendue intégration. Mais c’est oublier que la mixité sociale n’était plus depuis longtemps la règle dans les affectations lors du service militaire (le « piston » fonctionnait bien, pour partir en outre-mer, dans des unités situées ailleurs qu’à Thionville ou alors carrément pour ne pas faire grand-chose – comme venir le matin de 6 à 9h au Ministère de l’Armée nettoyer les cages d’ascenseurs…), et que cela ne permettait en définitive que d’occuper une classe d’âge pendant un an. C’est oublier également que nous-mêmes, étudiants de grandes écoles, préférons sans aucun doute partir en VM… Alors, n’allons pas regretter un service que nous tentions à tout prix de contourner (coopération…), et remercions le Président pour avoir pris la responsabilité, par-dessus les idéologies partisanes, de cette adaptation nécessaire.

Depuis 2002, par l’intermédiaire de son ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, le Président a entrepris de moderniser l’armée et de l’adapter aux nouveaux défis du monde actuel. Cela s’est traduit au niveau de la réflexion par un projet visionnaire, intitulé « Armée 2015 », traduit dans les faits par une loi de programmation militaire dont l’ampleur est sans précédent. Un second porte-avion, un programme révolutionnaire de drones sans pilote, un autre de frégates multi missions, une nouvelle génération de sous-marins nucléaires : voici quelques-uns des grands chantiers lancés sous la direction de Michèle Alliot-Marie.

            Notons bien que ces investissements n’ont pas uniquement été faits pour faire tourner les entreprises des « marchands de canons », mais répondent bien à une vision stratégique claire pour les années à venir : guérilla urbaine, attaque chimique, capacité de projection rapide sur des théâtres d’opérations extérieurs, missions d’interposition sont autant de nouveaux défis auxquels ces investissements, en concourrant à la formation d’une armée ultra professionnelle et ultra spécialisée, apportent une réponse viable, tout en préservant notre force de dissuasion nucléaire.

Mais la réussite du ministre de la Défense ne s’arrête pas là : grâce à son expérience de chef d’entreprise, elle a largement contribué au redressement de l’industrie d’armement nationale, en la restructurant et en militant pour des rapprochements nationaux et transnationaux, voire en les imposant pour certaines entreprises ou programmes (frégates franco-italiennes par exemple).

Ainsi, en seulement dix ans, Jacques Chirac, porté par ses convictions, une certaine vision de la France, et sans doute également le fait d’avoir lui-même combattu en Algérie avec bravoure (il a été plusieurs fois cité), a projeté l’armée française dans l’avenir.

Ne cédant pas aux sirènes d’un antimilitarisme dangereux et démagogique, relent d’un trotskisme archaïque pourtant encore très en vogue au sein de l’opposition, ni à l’irresponsabilité de celui qui, dans son propre camp et gouvernement, a tout fait pour effectuer des coupes sombres dans la loi de programmation militaire au risque de compromettre nombre de projets importants et de mettre en difficulté des entreprises que son rôle même était de soutenir, Jacques Chirac a su faire preuve de détermination pour construire un nouveau modèle d’armée.

Il a en outre, avec Michèle Alliot-Marie, rétabli le lien de confiance qui existait auparavant entre l’armée et l’exécutif mais avait été largement rompu sous la gauche, n’hésitant pas par exemple à répliquer aussi durement que nécessaire lors des évènements de Bouaké ou à saluer, dès que l’occasion se présente, la valeur et le courage de nos militaires. Merci, Monsieur le Président !

Luc Morio

Etudiant en 1ère année à HEC

           

Un blog? ca, c'est fait!

Chers amis,

Après le succès de la série de débats et de réunions que nous avons organisés depuis le début de l'année, il nous est vite apparu important de se moderniser en créant un blog. A quoi servira ce blog, vous demandez-vous sûrement ?

En premier lieu, il servira à publier les articles que nous n'avons pas pu mettre dans Ligne Directe, faute de place, parce que nous jugions anormal que des gens soient représentés dans le journal et que les autres n'aient, en quelque sorte, pas le droit au chapitre. C'est un premier problème résolu.

En second lieu, il sera notre principal vecteur de communication sur l'extérieur du campus car Droite Ligne - UMP HEC doit certes se mobiliser sur le campus mais doit aussi acquérir une visibilité claire aux yeux des autres mouvements politiques de droite des autres grandes écoles.

Enfin, il permettra à tout le monde d'être tenu au courant des prochains débats, rendez-vous, réunions bien à l'avance.

Ce blog est donc le vôtre, celui de la droite d'HEC qui s'assume et qui a besoin de partager ses idées. Alors n'hésitez plus, envoyez-nous vos articles à thibault.breton-de-la-baronnière@mailhec.net ou à benjamin.lancar@mailhec.net .

Nous comptons sur vous!

Thibault & Benjamin